Lettre de la Ronde – 07.02.10
- Conférence de presse lundi 8 février à 14h, des résultats de l’enquête par questionnaire, menée à l’automne dernier, sur la précarité dans l’enseignement supérieur et la recherche publique.
Auditorium du CNRS, 3 rue Michel Ange, à Paris
(pour les détails, cliquez sur le lien suivant : http://www.precarite-esr.org)
- Des photos de Jean-Claude Saget à voir ICI
- « C’est ça, l’autonomie des universités » : deux articles de Rue89
Frais de scolarité : un diplôme plus cher est-il meilleur ?
A la fac de Metz, on recrute local, tant pis pour la loi Pécresse
Et rendez-vous tous les lundi de 18 à 20h
devant le Ministère, 1 rue Descartes.
La Ronde tourne, mais elle ne peut pas tourner sans vous…
Deux rdv de la Ronde
Aujourd’hui même : Manifestation Nationale pour l’Education le 30 janvier
pour lire l’appel de FSU c’est ICI
PLACE DENFERT ROCHEREAU – 13H30
Pour info : SLU se regroupera côté Gare du RER
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LUNDI 1er Février de 18h à 20h
Comme tous les lundis, la Ronde s’obstine à manifester son refus
- de la mastérisation des concours
- de la casse du service public en général
- de l’éducation et de la recherche en particulier
- de la perte de démocratie à l’Université et dans les organismes de recherche
Pas un mot à changer à la lettre ouverte à Valérie Pécresse postée le 10 novembre !
RV devant le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche
1 rue Descartes
Ronde de lundi 18
Le prochain rendez-vous de la ronde aura lieu
lundi 18 janvier à 18h devant le Ministère
1 rue Descartes (métro ligne 10 – Cardinal-Lemoine)
D’ici là, vous pouvez consulter les photos de lundi dernier sur l’album Picasa de Jean-Claude Saget.
A lundi !
Lettre de la Ronde
Dans son numéro spécial du genre « ce qui aura compté sur les 10 premières année du millénaire » (janvier 2010), l’Humanité Dimanche ne nous oublie pas :
Universités en lutte. La ronde des obstinés.
Tout au long du premier (!) semestre, le plus long conflit jamais vu enflamme les universités françaises, concernant le statut des enseignants chercheurs et la loi sur l’autonomie des universités. Le gouvernement ne lâche rien. (p. 75)
Dans Siné-Hebdo du 30 déc. un dessin de Chimulus représente une table ronde d’universitaires en rogne, lisant un papier l’un d’eux déclare « Valérie Pécresse nous cherche ! », un autre répond « Eh bien, elle va nous trouver ». Un naïf se retourne vers son camarade de gauche pour rétorquer : « Elle cherche mieux que nous alors ?? »
Vu aussi dans Le Monde Magazine du 25 décembre, l’article ENSEIGNEMENT RÉFORME DES UNIVERSITÉS/Les profs inventent la contestation festive, rappelant : En revanche, sur la réforme de la formation des enseignants du primaire et du secondaire, les universitaires restent vent debout. Et, depuis mi-novembre, chaque lundi, la « Ronde des Obstinés » est repartie
Nous souhaiterons une exécrable année à notre ministre lundi 11 janvier
R/V à 18h devant le Ministère, 1 rue Descartes
(métro ligne 10 – Cardinal-Lemoine)
Venez nombreux et à l’heure, car nous ne tournerons pas peut-être pas très longtemps…
Lettre de la Ronde
- En soutien au personnels du Palais de la Découverte, la Ronde tournera lundi 14 décembre de 18 à 20h devant le Palais de la Découverte.
Changement de programme : le Palais de la Découverte étant fermé le lundi,
la Ronde tournera lundi 14 décembre devant le Centre Pompidou
(côté fontaine)
Vous pouvez soutenir le personnel mobilisé du Palais de la Découverte en les retrouvant de 9h30 à 10h dans le Hall d’Antin.
- Signez l’appel de l’APHG pour le maintient d’un enseignement obligatoire d’Histoire et de Géographie en Terminale scientifique
Cliquez ICI
- Retrouvez des photos de lundi dernier, où la Ronde a tourné devant la pyramide du Louvre
Photos par Jean-Claude Saget
La Ronde au Louvre lundi
Des universités contraintes à une pseudo autonomie qui introduit entre les personnels, entre les établissements, une concurrence contraire à l’idée de recherche….
Des universités qui, demain, auront à « gérer » par elles-mêmes une austérité qui leur fera augmenter les droits d’inscription des étudiants et précariser un nombre croissant d’emplois…
Des IUFM qui vont être remplacés par des agences d’intérim justes bonnes à gérer dates d’examen et remplacements des personnels…
Des musées où la chasse au personnel est ouverte, où il s’agit de « rentabiliser » la culture jusqu’au point où l’idée même de service public en sera exempte…
Les raisons de se défendre contre ce pouvoir sont tout à la multiples et convergentes, de la RGPP à la LRU en passant par la réforme de la formation des enseignants, c’est partout la même logique.
Lundi 7 décembre, la ronde infinie des obstinés tournera de 18h à 20h devant la Pyramide du Louvre pour marquer cette solidarité des luttes avec les personnels du ministère de la culture.
Lundi dînons !
Lundi 30 Novembre, dînons tous ensemble sur la Ronde…
Au menu sont déjà prévus : fromage et champagne !
A vos imperméables et à demain !
Retrouvez toutes les photos de la Ronde – humide -de lundi dernier sur l’album de Jean-Claude Saget.
Mardi 24 novembre
Mardi 24 novembre
Journée de grève et de manifestation nationale pour l’éducation et la recherche
A Paris, manifestation au départ de Port-Royal à 14h30
Lieux et horaires de départ partout en France sur le Calendrier de Sauvons l’Université
Préparez la reprise de la Ronde
Un peu de bricolage à prévoir…
- Imprimez sur du papier épais les messages téléchargeables ci-dessous (pdf)
(clic droit – enregistrer sous)
- A glisser dans des pochettes perforées en plastique, un peu de ficelle ou de ruban…
Venez afficher nos revendications à la reprise de la Ronde !
C’est reparti pour un tour !
La ronde infinie des obstinées tournera
tous les lundis de 18 à 20h.
Venez nous retrouver nombreux,
lundi 16 novembre à 18h, place de l’Hôtel de ville.
La lettre adressée à Valérie Pécresse
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Madame la Ministre
Depuis deux ans, nous, enseignants, chercheurs, personnels administratifs des Universités et organismes de recherche, étudiants, ne cessons d’affirmer notre complet désaccord avec la loi LRU, la réforme de la formation des enseignants et d’une façon plus générale encore avec l’esprit qui anime la plupart des initiatives et des mesures qui émanent de votre ministère. Au-delà même de la précipitation et de l’incohérence qui le plus souvent font office de raison dans nombre de textes réglementaires, d’une gestion souvent chaotique et autoritaire des dossiers, c’est surtout contre cette idée qui est vôtre de l’avenir de l’enseignement supérieur et de la recherche que nous continuons de nous élever.
En dépit de la plus longue grève qu’ait connue le monde de l’université, grève massive qui a amplement fait la démonstration d’un refus qui dépassait les clivages habituels, vous vous êtes refusée à engager de véritables négociations sur le statut des universités et vous avez continué à vouloir nous imposer cette pseudo autonomie qui renforce le contrôle de l’autorité centrale sur nos politiques scientifiques tout en vous défaussant sur nous de la gestion des précarités à venir.
Confrontée à ce mouvement général de protestation, vous vous êtes surtout dévouée à préserver vos ambitions politiques et vous vous en êtes tenue à une politique de communication indigne des problèmes rencontrés par l’université et la recherche :
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Vous vous êtes constamment employée à masquer la réduction effective des moyens alloués pour l’enseignement et la recherche, faisant jouer emplois d’enseignants contre emplois de personnels administratifs et techniciens, médiatisant la moindre prime allouée au nom d’un élitisme que vous nommez excellence et qui masque la précarité et la dépendance de la recherche accrue par les contrats doctoraux ;
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À notre volonté de maintenir une égalité de traitement entre les universités, vous avez répondu en tentant par tous les moyens de les opposer les unes aux autres et vous avez d’ores et déjà commencé à introduire des critères d’évaluation qui, demain, au nom d’une gestion comptable des ressources, condamneront les petites universités et rompront la nécessaire équité territoriale qui appartient au socle de la république.
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En dépit du refus général de remonter les maquettes permettant la mastérisation de la formation des enseignants, le gouvernement auquel vous appartenez s’apprête cette année à reconduire chacune des dispositions qui nous ont mis dans la rue l’an passé en y ajoutant des conditions de stage aberrantes, dangereuses – pour les élèves comme pour les enseignants en formation – et impropres à contribuer à la formation des futurs enseignants.
Madame la Ministre, nos métiers s’accommodent mal de la résignation !
La recherche, la création, la transmission des savoirs, impliquent une liberté qui est contraire à des réformes qui font de nous, dès aujourd’hui, de simples gestionnaires de la sélection sociale. Consentir à cela, sans rien dire, reviendrait pour chacun d’entre nous à renoncer à l’idée que nous nous faisons de ce que doit être une université, forte d’une tradition multiséculaire de recherche et engagée dans la création d’un avenir qui ne saurait être dicté par les besoins à courte vue de l’économie.
Madame la ministre, la temporalité de l’université ne relève pas des concepts en usage dans les écoles de commerce. Une inscription territoriale unique, tout comme une référence culturelle unique, ne sauraient en fonder la politique scientifique. Elle est de plain pied dans la société, et c’est parce qu’elle en partage les contradictions et les mouvements qu’elle peut instruire les questionnements de demain.
Madame la Ministre, l’université ne se pensera, ne se gérera et ne s’évaluera pas en termes de productivité et de rentabilité parce qu’elle repose avant tout sur le risque de la recherche. C’est ce risque, qui est au fondement du geste formateur conjoint des enseignants-chercheurs et des étudiants, qui doit être préservé par le service public. L’université est à réformer, en effet, nous le savons mieux que vous, nous qui, enseignants, chercheurs, BIATOSS et étudiants, SOMMES l’université, dans ses contradictions, et sommes dévoués à en préserver et restaurer les devenirs les plus démocratiques.
Madame la Ministre, la grève générale des universités du dernier semestre n’a été suspendue qu’aux seules fins de ne pas compromettre l’avenir des étudiants et de préserver nos formations et laboratoires. Non seulement cette suspension ne signifie en aucune façon une approbation de votre politique, mais la série de chantages médiocres auxquels vous vous êtes livrée en mai et juin dernier sur la validation des diplômes a entériné la scission qui règne désormais entre les universités et le ministère de l’enseignement supérieur.
Madame la Ministre, dans tous nos établissements, nous nous employons à rendre caduque chacune des dispositions par lesquelles vous entendez mener votre projet. Après nous être accordés à maintenir les comités de spécialistes pour assurer le recrutement des jeunes collègues, nous mettons tout en œuvre pour empêcher que s’applique la modulation des services telle que vous en avez préconisé l’instauration, nous nous employons à limiter partout les pouvoirs exorbitants que vous avez accordés aux présidents-managers, nous refusons d’appliquer les mesures de flexibilisation de l’emploi prises à l’encontre des BIATOSS, nous refusons de souscrire à l’élaboration des critères supposés partager parmi nous le bon grain et l’ivraie, nous demeurerons solidaires avec les étudiants contre toutes velléités d’établir des sélections d’entrée ou d’augmenter les droits d’inscription.
Madame la Ministre, au-delà de ces points de résistance et des journées de manifestation qui vont marquer la défense du service public de l’enseignement, de la maternelle jusqu’à l’université, il nous a semblé indispensable de témoigner devant l’opinion publique de notre résistance envers votre politique de démantèlement de l’université, de rétablir la vérité sur vos mensonges, de rappeler à chacun que l’université est un bien commun qu’il n’appartient pas à un politique de corrompre. C’est là la raison pour laquelle, nous qui avons tourné pendant mille heures au printemps dernier sur l’ancienne place de Grève, allons à nouveau faire revivre cette Ronde Infinie des Obstinés. Vous pourrez ainsi nous y voir tous les lundis à partir de 18h, et ceci jusqu’au jour où de vraies négociations seront engagées sur le statut des universités.
Notre obstination est totale en raison même des enjeux que nous défendons et qui dépassent de loin toute lecture catégorielle de ce conflit.
Notre obstination est totale car, au-delà des difficultés rencontrées pour combattre votre politique, nous savons que la communauté universitaire y est massivement hostile.
Notre obstination est totale car nous ne sommes en aucune façon disposés à renoncer à la liberté sans laquelle il ne saurait y avoir ni recherches ni créations.
Notre obstination est totale car, à vouloir transformer nos universités en entreprises, vous avez dépassé la limite de ce qui est tolérable.